
En tant qu’Entreprise, votre responsabilité peut être engagée si vous ne protégez pas la santé et n’assurez pas la sécurité de vos collaborateurs….
Comment se matérialise concrètement cette obligation ?
Comment mettre en place des démarches de prévention qui soient efficaces tout en évitant des condamnations financières devant le Conseil de Prud’hommes ?
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On parle d’obligation légale de prévention et de sécurité, mais de quels textes s’agit-il ?
Cette obligation est consacrée par le Code du Travail et plus précisément des articles L 4121-1 à L 4121-5 du Code du Travail.
Quelles conséquences cela a concrètement ?
Dès lors que le Code du Travail la prévoit, un manquement aux obligations qui y sont mentionnées peut entrainer la responsabilité de votre Entreprise devant le Conseil de Prud’hommes.
Alors qu’elles sont les obligations qui y sont recensées :
Le texte le plus important à retenir est l’article L 4121-1 du Code du Travail qui indique :
“L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
Ces mesures comprennent :
1° Des actions de prévention des risques professionnels, y compris ceux mentionnés à l'article L. 4161-1 ;
2° Des actions d'information et de formation ;
3° La mise en place d'une organisation et de moyens adaptés.
L'employeur veille à l'adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l'amélioration des situations existantes.”
Traduction : les Entreprises doivent prendre des mesures suffisantes pour assurer la protection de la santé et de la sécurité de leurs collaborateurs.
Elles doivent se traduire :
Qui et comment est apprécié ce caractère de nécessité ?
En général, et si aucun audit ou accompagnement QVCT a été engagé au préalable par l’Entreprise, la question se posera en cas de contentieux avec un salarié.
Ce sera le Conseil de Prud’hommes qui au regard d’un “risque réalisé (accident (chute, blessure…), maladie (état dépressif réactionnel) notamment) appréciera si l’employeur avait pris assez de mesures pour tenter d’éviter la survenance de la maladie ou de l’accident en question.
Par exemple : un salarié engage la responsabilité de son ancien employeur après avoir été licencié pour inaptitude suite à un burn out (état anxio-dépressif réactionnel) reconnu comme maladie professionnelle par la Caisse de Sécurité Sociale.
Le Conseil de Prud’hommes condamnera ou non l’entreprise en fonction des mesures qu’elle aura ou non mis en place (DUERP, process d’accompagnement après alerte donnée, formation/sensibilisation des managers…)
Avec deux risques possibles :
En tant qu’Entreprise, par peur de mal ou parce-que vous ne savez pas par où commencer, la 1ère tentation peut être de ne rien faire.
SPOIL ALERT : Ne rien faire est le meilleur moyen de se faire condamner à tous les coups en cas de contentieux, sans compter les amendes forfaitaires encourues lorsque certaines obligations ne sont pas respectées (absence de DUERP notamment)
Pour vous donner, un exemple concret et parce-que ce type de réflexe n’épargne personne y compris les “grandes structures” :
Dernièrement, France Travail (anciennement Pôle Emploi) s’est fait condamner à plusieurs reprises en raison d’agressions à répétition commises à l’encontre de ses collaborateurs par les visiteurs.
Ainsi notamment dans le cas d’un meurtre d’une conseillère
Le tribunal ayant notamment constaté qu’aucune mesure concrète n’avait été prise pour empêcher ces agressions ou tout au moins en limiter la survenance (vitre de séparation, bureaux séparés, agent de sécurité, vidéosurveillance…) en dépit des alertes répétées qui avaient été remontées.
Ce qu’il faut en retenir :
L’autre risque peut être d’agir mais sans prendre les mesures adaptées pour prévenir le risque.
Par exemple : en cas de harcèlement dénoncé par un collaborateur, proposer une simple action de sensibilisation sur le harcèlement des équipes sans mesure prise pour accompagner la situation spécifique (enquête harcèlement, mesures disciplinaire ou de réorganisation du service….) et de mesures de prévention plus poussées (désignation d’un référent harcèlement, formation approfondie des managers, audit interne sur la situation dans l’entreprise…).
Agir c’est un premier “bon réflexe” mais encore faut-il que les mesures que vous engagez soient en adéquation avec le risque en jeu.
Parce qu’au final le résultat sera le même : que vous n’ayez pas agit ou mal, votre Entreprise sera condamnée…
Vous souhaitez agir et ne savez pas par ou commencer ?
La première étape indispensable est d’avoir une vision claire de la situation dans votre Entreprise, de l’existence ou non de risques et de leur degré d’urgence.
Et pour cela il existe un outil incontournable : un audit de situation QVCT
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