
Cette semaine, je viens de finir deux restitutions d’audit RPS…
Je vous explique tout….
“Audit RPS” : un acronyme très obscure qui recouvre un terme que vous connaissez peut être déjà : RPS ou risques psychosociaux.
Les risques psychosociaux font partis des risques professionnels, à savoir des dangers auxquels sont exposés les collaborateurs au titre de leur santé physique et/ou mentale, dans le cadre de leurs conditions de travail.
L’INRS distingue trois types de RPS :

L’audit RPS a donc pour objet :
Concrètement, l’objectif est de permettre à une entreprise de pouvoir réagir avec agilité avant que des risques émergents ne se transforment en situations de crise (arrêts de travail pour burnout, signalement de harcèlement…) et soient beaucoup plus complexes à redresser.
Il participe également pour l’entreprise à répondre à son obligation légale de prévention et de sécurité en agissant à la racine du risque, pour supprimer ou réduire la probabilité de leur survenance.
Par exemple : si une surcharge de travail importante et prolongée est constatée au sein d’une équipe ou d’un service, laquelle expose les collaborateurs à une situation de stress prolongée et les placent dans une trajectoire d’épuisement professionnel.
L’audit va permettre d’en identifier les irritants (organisation du service, répartition des missions, sous effectif) et de pouvoir agir sur cette surcharge avant qu’elle ne provoque :
L’audit RPS se distingue strictement de l’enquête harcèlement :
Il se déroule en plusieurs étapes.
1°) Entretien d’analyse des besoins et de démarrage d’audit (familiarisation avec l’entreprise, son historique, identification des besoins de la structure, présentation globale du déroulement de l’audit, points de vigilance sur la communication avec le collectif)
2°) Démarrage de l’audit : envoi d’un questionnaire d’intention aux collaborateurs afin de déterminer leur intention de participation au questionnaire d’évaluation et aux entretiens individuels
3°) Envoi des questionnaires d’évaluation aux collaborateurs : son objectif est avant tout quantitatif : à savoir apprécier de manière globale les conditions et le climat de travail de la structure, et d’identifier les premiers éventuels irritants collectifs.
Il est en général construit sur la base du questionnaire SATIN et DU RPS de l’INRS.
4°) Déroulement des entretiens individuels avec les collaborateurs intéressés sur leur parcours, leur ressenti, leur appréciation de leurs conditions de travail, la reprise de leurs réponses dans les questionnaires (pour confirmer ou infirmer certains liens de causalité).
5°) Analyse des verbatims et des documents transmis par l’entreprise (data RH, duerp, comptes-rendus d’entretiens, organigramme, baromètres….)
6°) Restitution de l’audit auprès du commanditaire (dirigeant le plus souvent) et dans certains cas du CSE, et proposition d’actions de prévention par niveau priorité
Et pour celles qui le souhaitent, accompagnement sur la mise en place des actions de prévention préconisées, l’objectif n’étant pas de '“lâcher dans la nature” nos clients avec nos préconisations mais de pouvoir les aider à passer très vite à l’action !
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On a souvent tendance à recourir à l’audit en “mode pompier” lorsque la situation de travail est déjà dégradéeset que des situations à risque ont déjà émergé.
Pourtant l’audit est beaucoup plus efficace lorsqu’il intervient en amont, lorsque “tout va bien”, soit pour confirmer que tout va (vraiment) bien, soit (et c’est souvent le cas), identifier des facteurs qui n’avaient pas été identifiés à l’orgine.
Une raison principale : l’audit RPS de par sa méthodologie, et par le fait qu’il soit mené par des intervenants externes, permet d’obtenir une qualité/”sincérité” d’informations qui n’aurait jamais pu être obtenue face à son drh ou à son “patron”.
Réaliser un audit peut faire peur, on peut avoir l’impression de provoquer une crise, de tendre encore davantage le climat de travail de l’entreprise, d’autant plus si il est mal présenté.
En réalité dans beaucoup de cas, la boite de pandore est déjà ouverte avant même que l’audit n’arrive.
Surtout, même si il génère des attentes de la part des collaborateurs, c’est une initiative extrêmement bien perçue par les collaborateurs qui la voient comme une intention réelle de l’employeur d’améliorer leurs conditions de travail, avec un renforcement du sentiment de confiance et d’appartenance.
Réaliser un audit est parfois la meilleure réponse à apporter face à un climat de travail en tension où il apparait difficile de savoir par quel fil tirer pour le solutionner.
Non seulement nous tirons les fils pour vous, mais nous vous accompagnons tout au long du chemin y compris sur la manière de communiquer le projet avec votre collectif de travail.
Questionnaire, entretiens individuels, analyse de la data : l’audit RPS peut faire peur car il donne l’impression d’une véritable intrusion dans la vie de l’entreprise.
Il faut toutefois se rappeler que les intervenants que nous sommes sont soumis à une stricte confidentialité sur l’ensemble des éléments dont nous prenons connaissance.
Les éléments identifiés ne seront partagés qu’auprès du commanditaire de l’audit et au CSE si le commanditaire le souhaite.
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